Bili - IRM



visualiser sélectivement les voies biliaires et le canal pancréatique.

Beaucoup d’équipes radiologiques ont principalement recours à la technique d’acquisition 3D. D’autres associent systématiquement une acquisition 2D et une acquisition 3D : le temps d’examen est alors plus long, mais chez les patients difficiles à explorer, les chances d’avoir des images de qualité satisfaisante sont majorées.

De plus, si on souhaite recueillir davantage d’informations sur les parenchymes hépatiques et pancréatiques, ou sur la paroi des voies biliaires, l’examen peut être complété par la réalisation de séquences T1 après injection intraveineuse de produit de contraste (gadolinium). L’injection n’étant pas systématique, il peut être utile de fournir des éléments cliniques qui la justifient lorsqu’elle est souhaitée.

Certaines équipes ont l’habitude de supprimer le signal des liquides digestifs non pancréato-biliaires en faisant boire au patient un produit de contraste négatif : le jus d’ananas, par exemple, est utilisable dans ce but.

Pour la pathologie lithiasique contrairement à l’échographie transpariétale (très performante pour l’exploration de la vésicule biliaire et des voies biliaires intrahépatiques, mais souvent limitée par les occultations digestives pour l’exploration de la voie biliaire principale) et au scanner (qui rate jusqu’à 20 % des calculs, dès qu’ils sont trop iso-denses à la bile et de trop petite taille), la bili-IRM est l’examen radiologique de référence pour le diagnostic de lithiase de la voie biliaire principale. Ses performances sont excellentes, comparables à celles de l’écho-endoscopie pour les calculs de plus de 3 mm.

Quant à la CPRE, elle est maintenant réservée aux patients pour lequel un diagnostic (quasi) certain de lithiase de la VBP a pu être posé au préalable : la CPRE n’est ainsi proposée qu’à but thérapeutique, et non diagnostique.

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Sources